Critique
Musiques et Voix
La série ne possède qu'un Générique d'Ouverture, Sorairo Days de Nakagawa Shoko. Très entraînant, accompagné de scènes et images sublimes, il nous lance directement dans l'ambiance déjantée de Gurren Lagann.
Toutefois, la série étant en deux saisons tout de même, elle possède trois Génériques de Fin. Le premier, Undeground de High Voltage est lui aussi rythmé et conclue parfaitement la fin de chaque épisode. Le dernier, Minna No Peace de Afromania, est dans le même style, et s'accorde donc parfaitement à la série. On a donc le droit à du lourd, du très lourd ! Ajoute-t-on y aussi l'ending spécial de l'épisode 16, Happily Ever After de Nakagawa Shoko, et la recette est faite !
Gurren-Lagann, c'est aussi des musiques de fond. Il est clair que vous n'entendrez pas d'autres genres de musiques ailleurs, car Taku Iwasaki nous offre ici un spectacle musical de folie, et rythme chaque épisode d'action, d'émotions, d'humour. On retiendra surtout le titre "Libera Me" From Hell. C'est de l'original, de l'excellent, bref, même si c'est parfois assez bourrin, la musique reste dans l'esprit de la série.
Enfin, les voix des protagonistes n'ont rien à se reprocher, surtout en Japonais. On peut sans doute avoir du mal au début avec Yoko, jouée par Marina Inoue, mais on s'y habitue plutôt rapidement tout compte fait. Par contre, mentions très spéciales à Katsuyuki Konishi qui interprète Kamina, et donne alors tout son charisme au personnage, ainsi qu'à Tetsuya Kakihara dans le rôle de Simon, qui le rend ainsi si attachant.
Du côté de la version française, Beez a su faire un travail remarquable, comme bien souvent d'ailleurs. Bien qu'il faut un peu plus de temps pour s'habituer à la voix d'Olivier Martret, l'interprète de Simon, les rôles de Yoko et Kamina semblent être pris très à coeur par leurs interprètes respectifs, à savoir Geneviève Doang et Cédric Dumond. Du très bon donc, à la hauteur de la série !
Simon, garçon ordinaire, possède pourtant la clé qui va tout changer.Notre Avis
Ne cherchez pas plus loin, Tengen Toppa Gurren Lagann est sans doute le meilleur animé de l'année 2007, toutes catégories confondues. Bien que l'histoire peut paraître fade au début, les rebondissements sont tellement nombreux dans chaque épisode qu'il est difficile de savoir où cela va mener.
La série se sépare d'ailleurs en deux saisons. La première, de 15 épisodes, met en place cet univers si original de la série, avec une touche humoristique unique, que vous ne verrez nul part ailleurs, surtout dans un Animé Mecha. Mais le tragique sera lui aussi au rendez-vous, et bien plus tôt que l'on puisse s'y attendre. Et c'est ainsi que l'aventure nous emporte et nous mène à la seconde saison. Cette dernière, plus sombre, se déroule quelques années plus tard. Les personnages, survivants, ont changé. Physiquement déjà, puis certains mentalement. Cela peut alors nous rebuter, mais tout compte fait, c'est à partir de ce moment là que Gurren Lagann prend son essor et nous confirme que la recette a marché : un mélange de clichés, d'humour, d'action, de suspense, de vives émotions, pour nous réaliser un animé presque parfait...
Commencer Gurren Lagann, c'est se lancer dans une aventure sans précédent. A noter que le Chara-design est très spécial, mais aussi très original, et peut en repousser plus d'un. Mais, après quelques épisodes, on s'y habitue très vite là aussi, l'aspect visuel de la série étant vraiment soigné, les effets sont surprenants eux aussi.
Nombreux sont les personnages qui s'ajouteront au fil de l'histoire. Mais strictement aucun ne sera laissé de côté, principaux comme secondaires, et les personnalités de chacun apportent ainsi du piment à cette aventure, dont les derniers épisodes sont intenses. Les Mechas auront eux aussi leur importance et, ironiquement, remplaceront les personnages de par les ressemblances entre le pilote et son unité, ou encore le fait que le Ganmen parle quand le pilote en fait autant, etc...
Alors que l'on croit avoir à faire ici à une bataille opposant les gentils, un peu simplets, contre des méchants, un peu simplets eux aussi, la seconde saison révèle alors les questions qui émergeaient dans la première. Nia, une jeune fille qui se rapprochera de Simon, deviendra ainsi de plus en plus importante.
On peut le dire, depuis Neon Genesis Evangelion, le studio Gainax a su faire un come-back plutôt énormissime avec Gurren Lagann, qui nous offre ici un show spectaculaire de 27 épisodes. Que l'on soit fan ou non de Mecha dans les animés, cette série est à connaître absolument. Le décalage qu'il y a entre les deux saisons nous laisserait presque croire à deux séries différentes, et pourtant si proches.
Les musiques, la qualité visuelle, l'histoire et ses rebondissements, les personnages, les combats, tout cela est concentré dans une dose importante d'humour, d'action et à nouveau d'émotions, qui nous font ainsi oublier les quelques petits défauts que peut avoir la série. A consommer sans modération.
Un animé Mecha unique, une nouvelle référence dans le domaine. Ainsi, vous l'aurez compris, Tengen Toppa Gurren Lagann, bien qu'ayant été assez discret lors de sa diffusion, est un animé incontournable, qui renouvelle le genre Mecha grâce à son aspect unique. La série n'aura pas attendu bien longtemps avant de quitter le Japon et sortir en DVD aux USA et en Europe.
Critique rédigée par MaxX.