Critique
Musiques et Voix
Il y a en tout trois openings et deux endings, donc plus que pour une série classique de 25 épisodes. On doit le premier opening, Colors, à FLOW, un bon opening entraînant. Le deuxième, Kaidoku Funo, est de Jinn, la voix peut surprendre au début, mais l'opening est bien rythmé sur le refrain et les paroles concordent parfaitement avec l'histoire.
Pour ce qui est des endings, le premier, Yuukyou Seishunka, est d’Ali Project, c’est un ending intéressant avec lequel on peut faire le lien à l'histoire, et qui mélange un peu des genres. Le second, Mosaic Kakera, de SunSet Swish, est calme et reposant, idéal comme ending pour ce type de série.
Pour le double dernier épisode, nous avons droit à un nouvel opening, Hitomi no Tsubasa d'Access, assez rythmé et qui colle vraiment bien avec les images statiques des personnages, un bon opening, comme les précédents.
Pour ce qui est de l'ambiance musicale, on les doit à deux personnes : Hitomi Kuroishi et Kotaro Nakagawa. Si l'ambiance générale est digne d'une grande production de Sunrise, on retiendra d'excellents titres comme le magnifique Innocent Days qui sera diffusé lors d'un passage important de la série, nous prenant ainsi aux tripes.
Pour ce qui est des voix, celle de Lelouch nous vient de Fukuyama Jun, qui interprète avec talent les différentes émotions par lesquelles passe Lelouch tout au long de la série, il réussit à faire ressortir le coté machiavélique et l'arrogance de Lelouch.
Pour la voix de Suzaku, c'est Sakurai Takahiro qui s'y colle, et nous interprète un Suzaku assez calme, mais déterminé, bien qu'il ait du mal pour certaines émotions comme la joie.
Enfin, pour ce qui est de C.C, c'est Yukana, qui joue un personnage sans émotion et avec un semblant de moquerie, une bonne interprète. Pour Karen, Ami Koshimizu lui prête sa voix, une des meilleurs seiyû de l'animé, les changements de voix entre la Karen rebelle et l'étudiante sont bien interprétés, sa détermination et sa colère ressortent bien. Et pour finir, Euphémia doit sa voix à Omi Minami, qui donne à son personnage une voix douce mais déterminée dans certaines scènes.
Du côté de la version française, Kaze n'offre pas un spectacle auditif. En effet, on retrouve Thierry Bourdon dans le rôle de Lelouch, mais l'intonation semble décrédibiliser le personnage charismatique. Par ailleurs, Adrien Sollis interprète Suzaku d'une voix assez monotone. Les filles se débrouillent mieux, avec Marie Diot dans le rôle de C.C, mais les meilleures restent les interprètes de Karen et Euphemia, à savoir Jessie Lambotte et Chantal Macé. Petit clin d'oeil à Frédéric Souterelle dont la performance est très fidèle au personnage de Charles, l'Empereur de Britannia.
Notre Avis
Une série énorme ! Voila ce que l'on peut retenir en premier lieu, étant donné le succès qu'a connu la série au Japon et même dans le monde. Tous les éléments ont été rassemblés pour en faire un animé à succès.
L'histoire possède beaucoup de rebondissements ainsi que des révélations, le tout est très bien ficelé et cohérent. Le design des personnages est bien réussi, Clamp oblige. Les Mechas ne sont pas en reste, leur design et les scènes de combat sont très bien rendus. Mais la série n'est pas sans défaut.
Code Geass peut être comparé à deux séries phares : Gundam SEED et Death Note. La première est une comparaison évidente, mais on peut observer différentes scènes plus ou moins inspirées de Gundam SEED, mais pour la deuxième c'est surtout dû à la personnalité de Lelouch et à son envie de faire régner sa justice dans le monde, qui n'est pas sans rappeler Light de Death Note.
Pour revenir à la série, celle-ci n'est pas qu'une série de combat, elle met en avant beaucoup de choses comme le terrorisme, le patriotisme, l'extrémisme ou encore la peur de l'envahisseur. La série n'hésite jamais à parler de sujet d'actualité.
Bien évidement, vie étudiante oblige, il y aura toujours quelques notes humoristiques, histoire de changer un peu des combats et autres attentats. Il faut bien décompresser !
Un point plutôt agréable : le héros. En effet Lelouch peut faire à lui seul la série, face à d'autres personnages encore tro fades. Il n'est pas ce que l'on peut appeler un héros au grand coeur, prêt à aider les gens, il varie des héros habituels, et a ses objectifs et se sert des moyens à disposition pour y parvenir. De plus, ce n'est pas non plus un as du pilotage, il ne compte pas sur ses aptitudes au combat pour gagner mais de la stratégie qu'il va employer, il compare les batailles à un jeu d'échec. De plus il semble tout prévoir mais est mal préparé face à l'imprévu, ce qui donne parfois de drôles de situation.
Suzaku, quand à lui, serait un peu le gentil héros au grand coeur de la série. Mais face à la personnalité de Lelouch, on ne peut qu'avoir du mal à l'apprécier réellement.
Pour ce qui est des autres personnages, beaucoup de mystère plane sur eux, C.C en tête de liste, comment fait-elle pour ne pas subir les effets du temps et pourquoi passe-t-elle des contrats avec des individus ? Ce personnage n'est pas sans rappeler Rei Ayanami d'Evangelion.
Des mystères planent aussi sur l’Empereur et ses motivations, on a comme l'impression que celui-ci contrôle tout, mais est-ce vraiment le cas ? Autant de mystères qui donnent de l'intérêt à la série, qui ne saura néanmoins pas répondre à toutes ces interrogations sur cette première saison.
Les personnages et leurs relations sont comparables à une série, déjà mentionnée plus haut : Gundam SEED. En effet Suzaku est un peu le Kira de Code Geass (mais il soufre moins au niveau émotionnel), Karen rappelle bien Cagalli avec son tempérament et sa détermination, et Euphemia nous sert de pseudo Lacus avec sa renomée, sa gentillesse et sa générosité (elle n'hésite pas à défendre les Elevens, ce qui apporte la controverse au sein de l'Empire).
La relation entre Lelouch et Suzaku est comparable à celle de Asran et de Kira : deux amis d'enfance se retrouvant dans le camp adverse et s'affrontant chacun pour défendre la cause qu'il croit juste, avec le petit avantage pour Code Geass qui est que ceux-ci ne savent pas avant un moment qu'ils s'affrontent, surtout pour Suzaku.
Pour le coté Mecha de la série, le design est bien réussi et les scènes de combat aussi, les Mechas sont réalistes, on ne tombe pas dans l'irréel avec un super robot qui peut détruire une armée à lui tout seul (même si des fois on s'en approche avec le Lancelot, cela reste quand même acceptable).
Seule petite fausse note : le fonctionnement des Mechas, bien que certaines parties soit décrites, le fonctionnement propre, l'énergie utilisée ou d'autres choses, tel que le module de vol, ne sont pas vraiment expliquées, mais cela reste un détail mineur.
Il faudra quand même avouer que Code Geass, tant appréciée soit la série, mettra quand même du temps à vraiment décoller, proposant tout son potentiel sur les derniers épisodes seulement. Qu'importe, le personnage de Lelouch nous tient en haleine.
On peut donc dire que Code Geass : Lelouch of the Rebellion (Hangyaku no Lelouch) est vraiment une série à voir, et qui n'a pas livré tout ses secrets, notamment les motivations et le passé de C.C et V.V ainsi que leur lien, ces questions trouveront leurs réponses dans la seconde saison, sortie en Avril 2008 au Japon.
A noter que cette série comporte, en plus des 25 épisodes, plusieurs épisodes résumés. Enfin, elle a été élue Meilleur Anime au Japon en 2007 et 2008, donc il n'y a plus à douter quant à sa qualité !
Critique rédigée par Virsago.